Teatrus Mundi Ce travail émerge directement de l’immense créativité de la vie à mettre en forme toutes choses. Le titre que j’ai choisi pour cette série est « Teatrus Mundi », « Le théâtre du monde », la comédie humaine, la tragédie de la vie. Je commence avec mon regard sur les gens, les gens dans la rue, les gens dans le métro, les gens dans leur essence. L’absence du corps n’est pas un problème, la tête suffit largement pour les faire exister et la fragilité de la tige que les maintient leur ajoute sensibilité. Ces gens vous regardent autant que vous le regardez. Il faut du temps pour découvrir tous les différents caractères et expressions de cette population. Je travaille la matière comme je ferai avec de la peinture par une gestuelle rapide et essentielle. Je regarde la glaise que j’ai dans la main et je me demande qui est caché là-dedans. Le couteau commence son travail : à enlever, à rentrer, à pousser, à graver et, petit à petit, quelqu'un apparaît. Je ne savais pas qui quand j’ai commencé, mais c’est si évident maintenant qu’il/elle me regarde.Teatrus Mundi
